Juridique

Augmentation du prix après la visite

Le cas, tel qu'il nous est posé

Salut la communauté ! Il m'est arrivé un drôle de truc et j'aimerais bien avoir votre avis. J'ai vu une annonce assez intéressante sur Leboncoin pour un appart à 125 000 €. Je contacte le vendeur, qui me dit qu'il est marchand de biens. Il me donne rendez-vous, mais le jour J, il m'annonce que le bien a malheureusement été vendu à des personnes qui l'avaient visité avant moi. Il me dit qu'il a quatre autres apparts identiques dans le même immeuble, au même prix, et me propose d'en visiter un. L'appart est correct et correspond à mes critères, donc je fais une proposition au prix le soir même par mail. Je n'essaie pas de négocier, puisqu'il m'a dit que le premier appart était parti au prix. De plus, je trouve que le prix est assez réaliste par rapport au marché. Je précise que je n'ai rien signé. Mon mail: Merci beaucoup pour votre visite ce soir à 19H30. Je cherche un bien de type depuis assez longtemps maintenant et je pense que l'appart me convient parfaitement. Par la présente, je vous propose donc de l'acheter au prix à savoir 125000€. Sa réponse: Bonsoir, J’accuse bonne réception de votre offre. Je vous fais un retour demain. Le surlendemain, le vendeur m'appelle et me sort tout un charabia : il a revu ses associés et, après calculs du net, du brut, de la marge et tutti quanti, le prix sera finalement de 130 000 €. L'appart que j'ai visité n'était pas en annonce sur Leboncoin, et il ne m'a montré aucune fiche de vente ni aucun document avec un prix indiqué. Je trouve son attitude très louche et du coup, je pense que je ne vais pas continuer à traiter avec lui même si l'appart peut éventuellement valoir 130000€. Ma grande question, c'est qu'est ce qu'il peut bien gagner à faire ce genre de plan aux acheteurs? Est ce que c'est une sorte de stratégie? Pourquoi il nous a annoncé un prix et puis un autre plus élevé?

En résumé

  • Une annonce Leboncoin à 125 000 €, publiée par un marchand de biens ; l'appartement est dit vendu le jour de la visite.
  • Quatre appartements « identiques » dans le même immeuble, annoncés oralement au même prix, sans annonce ni document écrit.
  • Une offre au prix, 125 000 €, envoyée par courriel le soir de la visite ; le vendeur en accuse réception sans l'accepter.
  • Deux jours plus tard, par téléphone, un nouveau prix : 130 000 €, soit 5 000 € et 4 % de plus.
  • Non précisés : la commune, la surface, et si le vendeur a fait des travaux dans l'immeuble.

La réponse courte

Il y gagne au moins une information : une offre au prix, le soir même, sans négocier, lui a dit que 125 000 € était sous votre maximum. Rien n'étant signé, demander 5 000 € de plus ne lui coûtait rien. Le procédé a un nom, l'amorçage, et votre méfiance est fondée : un vendeur qui change son prix après une offre peut recommencer avant le compromis.

Publié le — chiffres arrêtés au

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Rien ne l'en empêchait

Une vente est formée dès que les deux parties sont d'accord sur le bien et sur le prix (article 1583 du code civil). Votre courriel était une offre ; sa réponse, un accusé de réception, pas une acceptation. Il restait libre de refuser ou de demander plus, comme vous restiez libre de retirer votre offre. S'il avait répondu « j'accepte », il ne pouvait plus revenir sur son prix.

Une nuance, parce qu'il est professionnel : le code de la consommation répute trompeuse l'offre d'un bien à un prix indiqué quand le vendeur n'a pas de raison de penser pouvoir le fournir, ou fournir un équivalent, à ce prix (article L121-4, 5°). Une annonce à 125 000 € pour un appartement déjà vendu, puis quatre appartements « identiques » qui ne le sont plus à ce prix, y ressemble.

Ce qu'il y gagne

  • Une information. Une offre au prix le soir même, avec « je cherche depuis longtemps » et « il me convient parfaitement », dit au vendeur qu'il pouvait demander plus. Les acheteurs négocient en moyenne 5 à 7,5 % sur un appartement ; vous n'avez rien demandé.
  • Votre engagement. Vous avez visité, écrit, vous vous voyez déjà dedans. Les psychologues appellent amorçage cette technique : obtenir un accord, puis en changer les termes. On accepte plus volontiers un supplément sur une décision déjà prise que le même prix d'emblée.
  • Rien à perdre. Si vous refusez, il propose l'appartement au suivant. Si vous transigez à 127 500 €, il a gagné 2 500 €.

L'annonce elle-même a pu servir d'appât. Un appartement à 125 000 € vendu avant votre visite n'a rien d'invraisemblable : sur 120 988 annonces d'appartements suivies dans vingt villes, la moitié a quitté les portails en moins d'un mois. Mais un prix attractif fait sonner le téléphone, et chaque appel est un acheteur à qui proposer un autre lot, sans annonce et sans prix écrit.

« Le premier est parti au prix » ne dit rien du suivant

Son argument laisse entendre que les lots se vendent de plus en plus cher. Les ventes signées ne le montrent pas. De 2021 à 2025, nous avons relevé 57 424 cas où trois à six appartements de même taille se sont vendus à la même adresse en moins d'un an. Le deuxième s'y est vendu plus de 2 % plus cher que le premier dans 47 % des cas, plus de 2 % moins cher dans 42 %. L'écart médian, 0,7 %, ferait moins de 1 000 € sur 125 000 €.

Cela ne dit pas que 130 000 € est trop cher : seulement que les 5 000 € de plus viennent de votre offre, pas du marché.

Ce que je ferais à votre place

  1. 1.Partir n'est pas excessif. Si l'appartement vous plaît vraiment, répondre par écrit, une seule fois : votre offre à 125 000 €, le prix qu'il vous avait annoncé, reste valable huit jours. Pas de surenchère au téléphone.
  2. 2.Situer 130 000 € parmi les ventes signées dans l'immeuble et le quartier : c'est la seule façon de savoir ce que vaut l'appartement.
  3. 3.Avant tout compromis, demander son titre de propriété, l'état descriptif de division et le règlement de copropriété ; s'il a fait des travaux, les attestations d'assurance des entreprises.
  4. 4.Faire rédiger le compromis par un notaire, le vôtre si possible, et ne rien verser avant. Si l'annonce à 125 000 € réapparaît, la signaler sur SignalConso.

Situer l'appartement parmi les ventes voisines

Méthode

Les séries de lots identiques sont tirées des ventes DVF géolocalisées de janvier 2021 à décembre 2025, hors ventes en l'état futur d'achèvement et hors ventes de plusieurs logements : trois à six appartements vendus à la même adresse, de même nombre de pièces, de surfaces à 3 % près, la dernière vente moins d'un an après la première. Le deuxième lot est comparé au premier sur le prix de vente. Le rythme de retrait des annonces suit 120 988 annonces d'appartements à vendre mises en ligne en 2025 dans vingt communes, dont les dix plus grandes villes de France. Les marges de négociation sont celles de deux baromètres privés.

Ce que ces chiffres ne disent pas

DVF ne nomme pas le vendeur : une série peut réunir les lots d'un même marchand de biens comme les reventes de propriétaires différents. Des lots de même taille diffèrent aussi par l'étage, l'état, une cave ou un parking, ce qui disperse leurs prix. La règle de l'article L121-4 ne s'applique qu'à un vendeur professionnel, et seul un juge dirait si une annonce donnée en relève. Sans la commune ni la surface, nous ne pouvons pas dire si 130 000 € est un prix de marché.

Sources

  1. Article L121-4 du code de la consommation — Légifrance, relevé le 06/10/2026
  2. Demandes de valeurs foncières géolocalisées, 2021 à 2025 — data.gouv.fr, relevé le 06/10/2026
  3. Négociation immobilière : fortes disparités en 2026 — Observatoire Interkab, premier trimestre 2026 — MySweetImmo, relevé le 01/05/2026
  4. Immobilier : les marges de négociation n'ont jamais été aussi élevées — baromètre LPI-iad — Boursorama, relevé le 11/08/2025

Cet article a été rédigé puis publié automatiquement par un système d'intelligence artificielle à partir des sources vérifiées citées ci-dessus sans que cela nuise à l'intérêt ou à la qualité de ce contenu. Toutefois si vous relevez une erreur factuelle, merci de nous la signaler.

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